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Soigner la dépression, une thérapie au long cours

Si, aujourd’hui, les traitements de lutte contre la dépression sont efficaces dans près de 70 % des cas, une rémission totale exige l’association d’un antidépresseur à la psychothérapie.

1 personne sur 10 touchée au cours de sa vie

On estime qu’en France près d’une personne sur dix souffre d’une dépression au cours de sa vie, avec une prévalence deux fois plus importante chez les femmes que chez les hommes. Cette maladie touche par ailleurs tous les âges, depuis l’enfance jusqu’à la vieillesse, et accroît le risque de suicide. Ses causes sont multiples. Elle peut survenir à la suite d’une épreuve douloureuse – décès d’un proche, perte d’emploi, séparation – mais aussi résulter de traumatismes précoces, notamment affectifs ou sexuels. La piste génétique n’est pas à négliger. Une personne dont l’un des parents a fait une dépression a deux à quatre fois plus de risques d’être dépressive au cours de sa vie.

Les signes annonciateurs du syndrome dépressif

Insomnie et réveil précoce, tristesse, diminution de la libido, hypotonie, troubles du caractère et de l’humeur, consommation d’alcool en hausse, céphalées, mal de dos, fatigue… L’apparition conjointe de plusieurs de ces signes chez une personne doit alerter l’entourage. Les marqueurs d’une véritable dépression sont de même nature, mais beaucoup plus accentués. La tristesse et les idées noires sont constantes, la personne est animée d’un sentiment de dévalorisation et de culpabilité excessif ou inapproprié. Elle présente un ralentissement psychomoteur et perd le goût des activités, même plaisantes. Elle manque d’appétit, perd du poids et ressent une grande fatigue, souvent dès le matin. Tout semble « coûter » à un dépressif, qui ne croit plus en rien.

Antidépresseurs et psychothérapie, un couple efficace et nécessaire

Comment soigner une dépression ? Le médecin va prescrire le plus souvent un antidépresseur au patient. Ils sont efficaces, et la nouvelle génération de médicaments, dits « sérotoninergiques », en référence à la sérotonine (baptisée « neuromédiateur du bonheur » parce qu’elle a une grande influence sur notre humeur), présente moins d’effets secondaires. Les traitements sont efficaces dans 70 % des cas mais nécessitent une observance régulière durant six mois, voire un an. Si un premier épisode dépressif peut se résoudre par une rémission spontanée dans les 6 à 12 mois, les épisodes isolés sont rares. Le risque de rechute est présent et persiste plusieurs années après la rémission. La psychothérapie peut être recommandée, seule en cas de dépression légère ou en association avec les antidépresseurs dans les formes plus sévères. Elle peut améliorer les symptômes dépressifs et anxieux, diminuer la fréquence des récidives et même conduire à une rémission durable.

Plusieurs pistes de recherche

Les chercheurs tentent de mieux comprendre la dépression, maladie réelle et extrêmement répandue, en explorant des voies très diverses : génétique, anatomique, inflammatoire. Les observations qui découlent de ces travaux renseignent progressivement sur les mécanismes de la maladie et permettent d’envisager de nouvelles cibles thérapeutiques. Il apparaît ainsi, par exemple, que la dépression est associée à une élévation du taux de plusieurs facteurs d’inflammation. Les chercheurs tentent également d’identifier des marqueurs de réponse aux traitements, qui permettraient de choisir d’emblée la bonne stratégie thérapeutique pour chaque patient, mais aussi des marqueurs de vulnérabilité aidant à prédire le risque de rechute après un premier épisode dépressif.

Gare à la dépression masquée

Dans une dépression masquée, les signes psychiques de la maladie passent à l’arrière-plan pour laisser la place aux signes physiques : douleurs musculaires, fatigue, céphalées… Le médecin qui échoue à calmer ces troubles somatiques par les traitements spécifiques doit interroger l’état psychologique de son patient. La dépression masquée se soigne comme une dépression classique, mais une psychothérapie cognitive et comportementale est particulièrement indiquée pour ces patients, qui vont alors tenter de désactiver les mécanismes psychiques par lesquels ils convertissent leur souffrance morale en douleurs physiques

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Pour aller plus loin : découvrez un regard d’expert sur la dépression

 

8 novembre 2018

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