Une révolution pédagogique : « Jamais la première fois sur le patient »
Pionnière en France, l’École de chirurgie de Nancy s’impose comme un acteur majeur dans la formation médicale par simulation. Co-fondée et co-dirigée par le Professeur Nguyen Tran, professeur à la faculté de médecine, cette structure repose sur un paradigme essentiel à la sécurité des soins : se former et s’entraîner intensivement sur des simulateurs avant d’intervenir au bloc opératoire.
La recherche pédagogique menée sur place vise un double objectif.
- L’efficience des professionnels : permettre aux futurs chirurgiens d’acquérir des compétences complexes dans un délai le plus court et le plus efficace possible.
- L’innovation technologique : développer et tester de nouvelles techniques et technologies de soin de pointe.
Un parcours de formation progressif et ultra-réaliste
Pour accompagner les praticiens, l’école s’est dotée d’équipements de pointe qui permettent un apprentissage étape par étape :
- Les techniques classiques : entraînement sur des simulateurs dédiés à la chirurgie cardiaque conventionnelle, comme les pontages coronaires ou la chirurgie valvulaire par sternotomie médiane.
- La chirurgie mini-invasive : apprentissage des approches de demain, où les interventions se font par de petites incisions sans sectionner le sternum, réduisant considérablement le traumatisme opératoire pour le patient.
- Le simulateur à « cœur battant » : une fois les bases maîtrisées, les apprenants travaillent sur une structure biologique réaliste avec un cœur battant. Lors de leurs premières interventions réelles au bloc, les chirurgiens retrouvent des anatomies et des pathologies qu’ils ont déjà appréhendées sur simulateur.
Le soutien de l’ADPS pour la chirurgie cardiaque
L’accès à une telle plateforme d’apprentissage représente des coûts technologiques très élevés. Alors que la chirurgie cardiaque manquait de structures dédiées à la formation pratique en France, le soutien financier de l’ADPS a été déterminant pour mettre en place ce cursus d’excellence. Grâce à ce mécénat, Nancy se positionne parmi les centres précurseurs dans ce domaine.
Vers des blocs opératoires virtuels et connectés
L’École de chirurgie ne s’arrête pas là et nourrit déjà de grands projets pour l’avenir de la médecine.
- L’essor des start-ups : l’établissement a déjà initié la création de cinq start-ups spécialisées dans l’innovation pédagogique, les nouvelles techniques de réparation chirurgicale et les soins directs.
- La chirurgie connectée à distance : le prochain défi consiste à développer des espaces de travail virtuels permettant aux chirurgiens de se connecter à distance, de collaborer en temps réel entre différents blocs opératoires et de répéter une intervention complexe sur un modèle virtuel avant de la pratiquer.