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Projet Pulse : Mieux prédire et traiter la sclérose latérale amyotrophique (maladie de Charcot)

Découvrez comment l’étude Pulse, menée à l’échelle nationale et soutenue par l’ADPS, s’appuie sur une cohorte d’exception pour décrypter la variabilité de la maladie de Charcot et poser les bases de futurs essais thérapeutiques.
Regardez la vidéo pour découvrir les explications des chercheurs et la présentation du projet Pulse.

La diversité de la maladie de Charcot : un défi médical majeur

La sclérose latérale amyotrophique (SLA), ou maladie de Charcot, se caractérise par la perte progressive et précoce des neurones moteurs. Loin d’être uniforme, elle englobe en réalité une multitude de formes cliniques qui varient considérablement selon la rapidité d’évolution, les causes (environnementales, génétiques) et les mécanismes sous-jacents.

Pour développer des traitements ciblant efficacement ces différents profils, il est indispensable d’anticiper le pronostic de chaque patient et de comprendre précisément ces mécanismes en constituant des groupes d’études homogènes.

Une cohorte unique au monde : le projet Pulse

Le projet Pulse repose sur l’étude approfondie de 500 patients atteints de la maladie de Charcot et de 100 sujets sains, suivis au sein de 16 centres experts SLA en France. Cette cohorte constitue une base de données d’une richesse exceptionnelle à l’échelle internationale, regroupant :

  • des données cliniques, électrophysiologiques et respiratoires ;
  • des examens d’imagerie de pointe (IRM 3 Tesla du cerveau et de la moelle épinière) ;
  • des échantillons biologiques précieux pour l’analyse de biomarqueurs et l’étude des facteurs d’exposition environnementaux (comme la proximité avec des zones agricoles).

Des découvertes scientifiques majeures et déjà publiées

La valorisation de cette cohorte a déjà donné lieu à sept publications scientifiques d’importance.

  1. Prédiction des déficits : deux études montrent que l’imagerie cérébrale et de la moelle épinière permet de prédire la survenue future de déficits moteurs et respiratoires chez les patients.
  1. Pistes nutritionnelles : des travaux révèlent que la consommation de caféine pourrait participer au ralentissement de la progression de la maladie et au maintien des fonctions cognitives.

Les défis de la recherche et l’apport de l’ADPS

Mener une telle étude au long cours implique de relever des défis humains, logistiques, de protection des données de santé et financiers. Le soutien financier apporté par l’ADPS permet de pérenniser les ressources humaines et cliniques indispensables au suivi des patients sur le long terme.

En croisant l’ensemble de ces données massives grâce à l’intelligence artificielle et à des méthodes statistiques avancées, les chercheurs identifient désormais des trajectoires pronostiques très précises. Cette caractérisation fine permettra, notamment via l’Institut Charcot, de lancer des essais thérapeutiques sur mesure afin d’évaluer rapidement des combinaisons de molécules capables de ralentir fortement, voire de stabiliser la maladie.