Une maladie chronique qui dépasse le cadre physique
L’endométriose est une maladie gynécologique chronique qui touche environ une femme sur dix en âge de procréer.
Caractérisée par le développement de tissu endométrial hors de l’utérus (sur les ovaires, le tube digestif ou le diaphragme), elle engendre de fortes douleurs — dysménorrhées, douleurs pendant les rapports — et peut entraîner des difficultés à concevoir.
Bien que la prise en charge médicale ou chirurgicale aide à contrôler les symptômes, la maladie reste incurable et s’installe dans la durée. De plus, de nombreuses patientes font part de l’invisibilisation de leur souffrance dans leur vie quotidienne, ce qui accroît considérablement les risques d’anxiété et de dépression. Un soutien psychologique s’avère donc essentiel dans le parcours de soin.
Trois dispositifs d’accompagnement à l’étude
Menée auprès de 48 femmes, la recherche Endopsy compare trois approches afin de déterminer la plus pertinente pour améliorer la qualité de vie des patientes :
- Le suivi individuel : des rencontres en face-à-face avec un psychologue pour verbaliser le vécu de la maladie et des traitements.
- Le suivi de groupe et socio-esthétique : des ateliers collectifs favorisant le partage et le soutien mutuel, co-animés par une psychologue et une socio-esthéticienne. La socio-esthétique aide à renforcer l’image corporelle, à apaiser le stress et à réapprendre à prendre soin de soi.
- Le suivi mixte : un dispositif combinant des séances individuelles et des ateliers de groupe.
L’impact de chaque dispositif est analysé scientifiquement au moyen d’auto-questionnaires, d’entretiens et de tests de personnalité.
Le soutien indispensable de l’ADPS pour une prise en charge globale
Compte tenu des besoins importants en matière de santé des femmes, le soutien financier de l’ADPS est déterminant pour rendre possible la réalisation du projet Endopsy.
Cette recherche apporte des connaissances fondamentales sur le vécu psychologique des patientes, avec l’ambition d’intégrer pleinement l’accompagnement psychologique dans les parcours de soins pluridisciplinaires et de faire évoluer le regard de la société sur l’endométriose.