Depuis bientôt 30 ans, l’association GALA, située à Martillac, près de Bordeaux, propose des loisirs adaptés à des adultes porteurs de déficiences intellectuelles. Rencontre avec Martine Baldinho, sa vice-présidente.

Comment est née l’association ?
GALA signifie Groupe d’Accompagnement et de Loisirs Adaptés. Elle a été créée en 1997 par quatre familles qui avaient des adolescents en situation de handicap mental.
L’objectif était de leur organiser des vacances et des loisirs adaptés, en dehors du cocon familial. Je faisais partie de ces familles fondatrices.
En trente ans, GALA a considérablement grandi, pour pouvoir s’ouvrir à toujours plus de bénéficiaires.
Combien de personnes accueillez-vous ?
Les personnes que nous accueillons à nos activités sont des adhérents de GALA. Actuellement, l’association en dénombre près de 80. Le plus jeune a 20 ans et le plus âgé, 58 ans.
La plupart d’entre eux sont atteints de trisomie 21, mais il y a également des cas d’autisme et autres.
Nous les recevons près de Bordeaux, sur la commune de Martillac, qui nous soutient depuis toujours. Nous disposons d’un local où nous proposons, tous les après-midis, des activités encadrées par une animatrice en CDI, sensibilisée au handicap de chacun. Elle est aidée par un Service Civique et/ou un(e)bénévole.
De quelles activités s’agit-il ?
Ce sont essentiellement des activités adaptées et accompagnées par des intervenants, comme le théâtre, la musique (principalement des percussions, et un peu de guitare), la peinture, l’activité physique adaptée (APA).
Par ailleurs, nous organisons des sorties : visites de musées, soirées anniversaire dans des restaurants suivies d’une soirée dansante, séances de cinéma, concerts, spectacles de cirque…
À cela s’ajoutent des week-ends thématiques et des séjours d’été et d’hiver. C’est extrêmement varié.
Quels week-ends avez-vous organisés récemment ?
Nous avons suivi, par exemple, la transhumance des brebis dans le Gers, et avons passé un week-end au parc d’attraction du Puy-du-Fou.
En mai prochain, nous irons au Futuroscope de Poitiers. En parallèle de ces week-ends thématiques, nous initions des mises en autonomie pour nos adhérents : hébergés durant un week-end, ils concoctent des menus, font leurs courses, préparent les repas, et organisent leurs activités.
Qu’en est-il des séjours ?
Chaque année, nous mettons sur pied cinq séjours l’été et deux l’hiver. L’hiver dernier, nos adhérents sont allés en Pyrénées-Atlantiques et en Haute-Garonne.
Et cet été, ils iront en Vendée, en Loir-et-Cher, en Pyrénées-Orientales, en Loire-Atlantique et en Dordogne.
Chaque fois, nous formons des petits groupes homogènes de sept adhérents, qui sont encadrés par plusieurs animatrices. Ils sont hébergés dans des villages de vacances, en totale inclusion.
Comment l’ADPS vous vient-elle en aide ?
La première fois que GALA a sollicité l’ADPS, c’était en 2017. L’ADPS nous a octroyé une aide qui nous a permis d’acheter une très belle enceinte, dont nous nous servons à maintes occasions : karaokés, ateliers de chant, séances de lecture à voix haute, etc.
L’an passé, nous avons reçu un nouveau don de l’ADPS, grâce auquel nous avons pu acheter un très joli baby-foot. Nos adhérents y jouent lorsqu’ils viennent l’après-midi, c’est très joyeux.
