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Projet Co-MICI : un modèle d’intestin personnalisé pour mieux traiter les maladies inflammatoires chroniques

Découvrez comment le projet collaboratif Co-MICI, soutenu par l'ADPS, associe médecine personnalisée et réduction de l'expérimentation animale pour offrir des traitements sur mesure aux patients atteints de MICI.
Découvrez en vidéo les explications de l’équipe du projet Co-MICI et la présentation de ce modèle d’intestin in vitro d’avenir.

Mieux comprendre les MICI et leurs facteurs environnementaux

En France, plus de 300 000 personnes souffrent de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), telles que la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique.

Ces pathologies incurables découlent de facteurs complexes et variés, incluant l’alimentation, le stress, la fatigue, mais aussi l’exposition aux polluants environnementaux.

Porté par Djésia Arnone (responsable de la recherche fondamentale au laboratoire NGERE – Nutrition Génétique et Exposition aux Risques Environnementaux) et la doctorante Fanny Kopp au sein de l’IHU Infiny, le projet Co-MICI vise à lever les verrous scientifiques autour de ces maladies grâce à une approche novatrice.

Créer une barrière intestinale sur mesure : les objectifs du projet

Jusqu’à présent, la recherche s’appuyait soit sur des lignes cellulaires commerciales non spécifiques, soit sur des modèles animaux. Ces derniers ne reflètent pas fidèlement la réalité humaine et soulèvent des questions éthiques.

Le projet Co-MICI s’inscrit pleinement dans la règle éthique des 3R (Réduire, Raffiner, Remplacer l’expérimentation animale) en développant un modèle in vitro de barrière intestinale humaine :

  1. Reproduction de la diversité cellulaire : grâce aux prélèvements réalisés en lien avec le CHRU de Nancy, les chercheurs reconstituent une barrière intestinale sur mesure, combinant cellules nourricières et cellules immunitaires.
  2. Test d’impact environnemental : le modèle permet de mesurer précisément la réaction de la paroi intestinale face aux polluants, microplastiques ou choix nutritionnels.
  3. Prédiction thérapeutique : il devient possible de tester l’efficacité de différentes molécules directement sur les cellules du patient avant de lui administrer le traitement.

Une synergie d’expertises soutenue par l’ADPS

La mise en place de ce modèle personnalisé représente un véritable défi technologique et financier. Il nécessite d’isoler des cellules humaines fragiles et de fédérer des expertises multidisciplinaires.

Co-MICI s’appuie sur une collaboration étroite entre l’IHU Infiny / laboratoire NGERE, l’Institut Pasteur à Paris, l’Institut du Thorax à Nantes et le CHRU de Nancy. Le soutien financier de l’ADPS est indispensable pour concrétiser cette avancée majeure au service de la recherche et des patients.

Vers une médecine personnalisée « au lit du patient »

À court terme, Co-MICI servira d’outil d’étude pour décrypter les mécanismes profonds de l’inflammation intestinale. À plus long terme, l’objectif est d’installer cette plateforme prédictive dans les différents CHU de France. Elle permettra aux médecins d’identifier d’emblée le traitement le plus efficace pour chaque patient, en évitant les tâtonnements thérapeutiques et les effets secondaires inutiles.