Soins : Halte à la douleur !
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Soins : Halte à la douleur !

Le traitement de la douleur est la préoccupation première des professionnels de santé. Si les traitements médicamenteux sont incontournables, d’autres approches viennent en complément.

Comprendre l’origine de la douleur.

Pour bien traiter une douleur, les soignants doivent comprendre son origine et l’évaluer. C’est d’autant plus important que, pour une même maladie, l’intensité peut varier d’un individu à l’autre, en fonction de son âge et de son vécu. Différents outils existent, comme l’échelle visuelle analogique (EVA) et l’échelle numérique, à partir desquelles le patient mesure sa propre douleur entre 0 et 10. Certains soignants privilégient l’échelle verbale : la douleur est-elle faible, modérée, intense, très intense ?

Les différentes douleurs.

On distingue les douleurs nociceptives – qui touchent les terminaisons nerveuses présentes dans la peau, les vaisseaux, les muqueuses, les os et les tendons – des douleurs neurogènes, dues à des lésions du système nerveux. Les premières se rencontrent, par exemple, après une chirurgie, et les secondes lors de lésion des nerfs ou de la moelle épinière. S’ajoute un troisième type de douleurs : les douleurs « psychogènes », qui, sans lésions apparentes, sont causées par des facteurs psychologiques. En fonction de leur origine, un traitement médicamenteux est ou non proposé.

Les traitements médicamenteux.

Les antalgiques sont indiqués pour soulager les douleurs nociceptives. Lorsque ces dernières sont légères ou modérées, le paracétamol ou les anti-inflammatoires sont adaptés. Mais en cas de douleur intense, les soignants se tourneront vers des dérivés morphiniques ou de la morphine, souvent utilisée pour les douleurs postopératoires ou liées au cancer.
Pour les douleurs neurogènes, les soignants peuvent recourir aux antidépresseurs, qui servent ici à contrôler la transmission du message douloureux vers le cerveau. Autre médicament à leur portée : les antiépileptiques, qui diminuent la propagation de la douleur le long du système nerveux, en l’absence de toute crise d’épilepsie.

Les traitements non médicamenteux.

En complément de ces traitements, les établissements hospitaliers développent différentes approches. C’est le cas de la neurostimulation électrique transcutanée (TENS), qui stimule les nerfs par un courant électrique pour empêcher la transmission d’informations douloureuses.
Les techniques de relaxation (relaxation, sophrologie) sont aussi utilisées pour aider le patient à maîtriser sa douleur, tout comme l’acupuncture et l’hypnose. Les douleurs concernant le dos, les articulations, ou liées à des contractures musculaires, sont atténuées par la kinésithérapie, qui permet au patient de reprendre progressivement des activités physiques.

Où en est la prise en charge de la douleur en médecine dentaire ? Pour le docteur Agnès Kohen, directrice de la clinique Prédentis, à Paris, elle fait d’importants progrès. Retrouvez ses explications.

1 décembre 2016

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