Pour préserver vos articulations, faites-les bouger !
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Pour préserver vos articulations, faites-les bouger !

Arthrose

Si l’arthrose survient quand on avance en âge, elle peut être causée par bien d’autres facteurs, dont l’obésité et les désordres métaboliques. Pour en retarder les effets sur vos articulations, rien de tel que l’activité physique régulière, mais d’intensité modérée

Deux personnes sur trois touchées après 65 ans

L’arthrose se caractérise par la destruction du cartilage qui tapisse les extrémités osseuses d’une articulation et leur permet de glisser l’une sur l’autre. Il ne s’agit pas d’une « usure » du cartilage mais bien d’un syndrome destructeur et inflammatoire, associé à différents facteurs de risque, qui peuvent se combiner : l’âge, un dysfonctionnement métabolique (diabète, hypertension, anomalies lipidiques), un excès de pression (surcharge pondérale, port fréquent de charges lourdes, activité physique trop intense) ou encore la fragilité naturelle du cartilage. Certaines séquelles de traumatisme (fracture articulaire, entorse négligée, luxation, ablation du ménisque) participent également à cette dégradation, dont les mécanismes sont encore aujourd’hui méconnus. L’arthrose augmente avec l’âge. Seulement 3 % de la population de moins de 45 ans en souffre, mais 65 % des plus 65 ans et 80 % des plus de 80 ans sont touchés. Toutes les articulations sont concernées mais les arthroses du genou et de la hanche – articulations qui portent le poids du corps – sont plus invalidantes. Elles affectent respectivement 30 % et 10 % des personnes de 65 à 75 ans, selon la Société française de rhumatologie.

Une alternance de phases chroniques et de crises aiguës

L’évolution de l’arthrose peut être très rapide et nécessiter en quelques années la pose d’une prothèse, ou évoluer lentement sans induire de handicap majeur. Elle se caractérise par l’alternance de phases chroniques, au cours desquelles la gêne est variable et la douleur modérée, et de crises douloureuses accompagnées d’une inflammation de l’articulation. Il convient alors d’utiliser des anti-inflammatoires non stéroïdiens par voie orale (en cas d’absence de contre-indication), sous forme de gel ou de pommade, voire de recourir à une infiltration de corticoïdes directement dans l’articulation. On limite en général le nombre d’injections à trois par an pour une même articulation. Orthèses articulés ou semelles orthopédiques en cas d’arthrose du genou améliorent localement la situation en changeant la nature des appuis au sol.

Lutter contre la sédentarité

Comme dans nombre de pathologies, la sédentarité favorise la survenue de l’arthrose (voir encadré). La qualité du cartilage se dégrade quand l’articulation n’est pas mobilisée. Certes, il est recommandé de mettre l’articulation au repos lors des crises douloureuses, au cours desquelles se produit la destruction du cartilage. Mais conserver une activité physique régulière durant la phase chronique de l’arthrose ralentit son évolution. Effectuer 6 000 pas par jour, soit 5 à 7 km de marche, est conseillé. Quant aux sportifs victimes, à l’inverse, de traumatismes dus à leur pratique excessive – les marathoniens atteints par l’arthrose du genou, par exemple –, ils devront se tourner vers une activité sollicitant moins durement leurs articulations, telle que le vélo. Qu’ils se rassurent, elle leur procurera également la dose d’endorphines indispensable à leur bien-être !

 

Retrouvez l’interview du Professeur Francis Berenbaum, Chef du service de Rhumatologie à l’hôpital Saint Antoine.

http://adps-sante.fr/la-pose-dune-prothese-peut-necessiter-un-arbitrage/

 Vous souffrez d’arthrose ? Témoignez.

Facteurs environnementaux et arthrose

L’Académie nationale des sciences des États-Unis a étudié la prévalence de l’arthrose du genou depuis la préhistoire ! Les résultats sont surprenants. Restée à 8 % de la population jusqu’en 1950, elle a doublé depuis ! En cause ? Les facteurs environnementaux, dont la sédentarité et l’alimentation, ainsi que les facteurs métaboliques qui peuvent en résulter – diabète, hypertension et anomalies lipidiques notamment – mais aussi l’augmentation des traumatismes articulaires chez les jeunes sportifs ou après 50 ans à la reprise d’une activité sportive non encadrée.

 

10 octobre 2017

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