Parkinson: Pallier le déficit de dopamine
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Parkinson: Pallier le déficit de dopamine

Deuxième affection neurologique la plus fréquente après Alzheimer, la maladie de Parkinson touche plus de 200 000 personnes en France. Si les causes restent encore très méconnues, des pistes multiples et prometteuses de traitements nouveaux, luttant contre la disparition de la dopamine, qui caractérise la maladie, se font jour.

Trois symptômes majeurs

Pour poser le diagnostic de la maladie de Parkinson, il faut que soient identifiés deux au moins des trois symptômes majeurs de la maladie. Le plus répandu est l’akinésie, la lenteur à initier les mouvements, surtout les mouvements complexes, nécessitant de la précision ou la coordination de plusieurs membres, comme la marche ou l’écriture. Le symptôme le plus connu du grand public est le tremblement au repos, lorsque la partie du corps concernée ne participe à aucun mouvement. Si la personne initie un mouvement, le tremblement cesse. Le troisième est la raideur musculaire. Le fait que ces symptômes se manifestent surtout d’un seul côté du corps est assez caractéristique. Des signes avant-coureurs discrets peuvent être constatés : fatigabilité, difficulté à se concentrer, constipation, perte d’odorat, baisse de rendement dans la réalisation des tâches quotidiennes, dépression, micrographie (écriture de plus en plus petite). Cependant, les personnes concernées ou l’entourage le remarquent rarement.

Des causes encore floues

La disparition progressive des neurones dopaminergiques caractérise la maladie de Parkinson et provoque la diminution des niveaux de dopamine, un neurotransmetteur impliqué dans la régulation des mouvements. Mais les causes de cette disparition sont toujours méconnues. Une situation éprouvante pour les malades et leur entourage, la recherche d’une cause étant une étape importante dans l’acceptation d’un événement. Deux hypothèses retiennent aujourd’hui l’attention des chercheurs : l’hérédité et l’environnement. Des formes rares et héréditaires de la maladie de Parkinson ont en effet été isolées, mais elles ne concernent que quelques familles (10 à 15 %). Il a aussi été reconnu que certains facteurs environnementaux tels que l’exposition importante et prolongée à des produits chimiques de type pesticides ou à certains solvants peuvent entraîner le déclenchement d’une maladie de Parkinson. Mais ils ne peuvent constituer en eux-mêmes la seule cause de la pathologie. Depuis 2012, la maladie de Parkinson figure néanmoins sur le tableau des maladies professionnelles du régime agricole.

L’objectif des traitements : doper la dopamine

Personnalisés et administrés par un neurologue après examen du patient, les traitements médicamenteux visent à pallier le manque de dopamine, soit en mimant son action, soit en administrant une substance qui sera transformée en dopamine ou qui bloque sa dégradation. Ils sont à prendre par voie orale dans la majorité des cas. Ils peuvent toutefois entraîner différents effets secondaires : nausées, vomissements, dyskinésies, troubles du comportement avec survenue de phénomènes d’addiction (jeux d’argent, achats compulsifs, hypersexualité, grignotage, activités motrices répétées…). Le traitement chirurgical consiste en une stimulation cérébrale profonde, par implantation d’électrodes dans le cerveau. La rééducation physique, ergonomique et orthophonique est un complément essentiel du traitement de la maladie de Parkinson. Ces différents traitements permettent d’améliorer la qualité de vie des malades sans toutefois stopper l’évolution de la maladie.

 

Si vous êtes touché par la maladie de Parkinson, livrez-nous votre témoignage.

L’apport de la kinésithérapie

Le recours à la kinésithérapie est utile dès la pose du diagnostic mais aussi lors de l’évolution de la maladie de Parkinson. Les exercices peuvent minimiser les répercussions de la maladie sur la détérioration de la force, de l’endurance, de la souplesse et de l’équilibre. Quand la maladie progresse, le/la kinésithérapeute enseigne des stratégies applicables seul(e) ou par un(e) proche, pour surmonter les difficultés à générer des mouvements automatiques, telles que visualiser des lignes sur le sol en marchant, par exemple.

12 juin 2018

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