Médecine dentaire : les progrès de la prise en charge de la douleur.
Regards d'experts

Médecine dentaire : les progrès de la prise en charge de la douleur.

« Le laser représente une vraie révolution »

En médecine dentaire, la prise en charge de la douleur fait des progrès, comme en témoigne le docteur Agnès Kohen, directrice de la clinique Prédentis, à Paris.

Qu’est-ce qui caractérise la douleur dentaire ?

A. K. : C’est une douleur souvent intense, voire insupportable, car la dent et ses tissus de soutien (gencives, os) sont innervés et sensibles. Sa prise en charge doit donc être une priorité lorsqu’on reçoit un patient atteint d’une rage de dents. Il faut pouvoir traiter rapidement sa cause et ne pas se contenter de donner des antalgiques dont les effets sont lents et peu efficaces sur certaines douleurs.

Des progrès ont-ils été faits en matière d’anesthésie ?

A. K. : Avec l’apparition de nouvelles seringues, on peut aujourd’hui anesthésier encore plus profondément localement. En complément, nous avons les équipements pour recourir à l’utilisation du gaz MEOPA, qui permet de détendre le patient. Et pour les grosses interventions, comme en implantologie, nous faisons venir à la clinique des médecins anesthésistes pour pratiquer une sédation semi générale, à l’aide d’injection de neuroleptique. Cela nécessite d’être équipé de blocs opératoires, de matériels de réanimation et d’une salle de repos. Aujourd’hui, avec les dernières technologies en matière d’anesthésie, même les actes chirurgicaux lourds ne sont plus douloureux.

Comment gérez-vous la douleur postopératoire ?

A. K. : De nouvelles technologies permettent de réaliser des actes de moins en moins invasifs, grâce à du matériel de plus en plus performant. C’est le cas du laser, qui permet aujourd’hui des plans de traitement allégés. Dans ma spécialité, la parodontie, pour traiter les cas de déchaussement dentaire, on décollait systématiquement la gencive de l’os pour cureter en dessous le tartre et les bactéries, ce qui occasionnait un réveil douloureux. Le laser permet de remplacer le plus souvent ce type d’acte, c’est une vraie révolution. En chirurgie, le laser permet des interventions plus rapides et plus douces en se substituant au bistouri, évitant même parfois de suturer. Depuis quelque temps, sa technique est enseignée en faculté dentaire, et son usage devrait se développer.
En implantologie, nous travaillons aussi avec du matériel de qualité. Mieux on est équipé, plus on travaille vite, et moins il y a d’inflammation pendant l’opération et de risque de douleur postopératoire. La qualité du travail manuel est aussi très importante.

Comment atténuer le stress ?

A. K. : Le stress accentue la perception subjective de la douleur. Nous devons donc prendre le temps de détendre le patient et de dédramatiser l’intervention.

 

1 décembre 2016

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