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La course contre la montre

Chaque année, en France, 150 000 personnes sont victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Pour empêcher des dommages irréversibles, il faut agir vite. Explications.

150 000 victimes d’AVC par an

Chaque année, 150 000 personnes sont victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Les AVC représentent la première cause de handicap acquis chez l’adulte, la troisième cause de décès chez l’homme et la deuxième cause de décès chez la femme en France.

Infarctus cérébral et hémorragie cérébrale

Un AVC se traduit par l’arrêt brutal de la circulation sanguine au niveau du cerveau : en raison de la formation d’un caillot sanguin (on parle d’infarctus cérébral ou d’accident ischémique cérébral) ou du fait de la rupture d’une artère (il y a alors hémorragie cérébrale ou hémorragie méningée). À l’origine de l’infarctus cérébral, on trouve l’hypertension artérielle (qui rigidifie les artères), l’hypercholestérolémie (qui provoque un dépôt de graisses dans les artères), le diabète (qui rétrécit les artères), le tabagisme (qui obstrue les artères), le surpoids ou l’obésité et la sédentarité. Dans l’hémorragie cérébrale sont en cause l’hypertension artérielle (75 % des cas), des traitements anticoagulants (qui favorisent les hémorragies), un traumatisme crânien, des malformations des vaisseaux du cerveau, des maladies du sang ou la prise de toxiques.

En attendant les secours

Dans tous les cas, il faut agir vite. Les traitements doivent être administrés dans les 4 heures pour limiter les séquelles. Premier réflexe, si vous êtes victime ou témoin : appeler le 15 (Samu), même si les symptômes ont disparu spontanément (on est là face à un accident ischémique transitoire, annonciateur d’un AVC). En attendant les secours, il faut allonger la victime en plaçant un oreiller sous sa tête, noter l’heure d’apparition des symptômes et rassembler les ordonnances et les résultats des dernières prises de sang. La personne atteinte d’un AVC ne doit ni boire ni manger (elle peut avoir des problèmes de déglutition), ni prendre de médicament ou subir d’injection (pas même d’un traitement habituel).

Des traitements d’urgence

Une fois dans un établissement de santé, le patient passera une imagerie du cerveau (IRM ou scanner) afin d’identifier le type d’AVC. Le choix du traitement en dépendra.

En cas d’infarctus cérébral, ce traitement peut consister en une thrombolyse (injection par voie veineuse d’un médicament pour dissoudre le caillot bouchant l’artère). Des traitements médicamenteux peuvent également être donnés contre la formation ou le grossissement des caillots. En cas d’hémorragie cérébrale, les soins consistent à contrôler la tension artérielle pour éviter un nouveau saignement ou l’extension de l’hématome. Il peut nécessiter une intervention chirurgicale.

Éviter les complications

En France, 500 000 personnes vivent avec des séquelles d’AVC : difficultés à marcher, à parler, à saisir des objets, troubles de l’attention, problèmes de mémoire… En plus du traitement, la consultation de kinésithérapeutes, d’orthophonistes et de spécialistes (neurologues, cardiologues, etc.) peut être nécessaire. Une alimentation équilibrée et l’arrêt du tabac s’imposent aussi. L’enjeu est d’éviter l’apparition de complications cardio-vasculaire (infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque, maladie des artères des jambes) et la survenue d’un nouvel AVC. Car, dans les 5 ans qui suivent un tel accident, le risque de récidive est élevé (30 à 40 %).

Les signes qui doivent alerter

Une déformation de la bouche Lorsque le sourire d’une personne n’est pas symétrique, par exemple.

Une faiblesse d’un côté du corps, bras ou jambe Lorsque la personne à qui on a demandé de lever les deux bras, par exemple, ne parvient pas à lever ou à maintenir en hauteur un de ses bras (il retombe).

Des troubles de la parole Par exemple, lorsque la personne à qui on a demandé de répéter une phrase a des difficultés à parler et à comprendre. Ces trois signes peuvent être accompagnés de troubles de l’équilibre, de maux de tête intenses ou d’une baisse de la vision (perte de la vision d’un œil ou vision double). Dans tous les cas, il faut appeler immédiatement le 15 (Samu).

Comment prévenir l’AVC ?

Selon une étude Interstroke, 10 facteurs de risque sont associés à 90 % du risque d’AVC. Il est possible d’agir sur chacun d’entre eux :

  • Contrôlez votre pression artérielle (l’hypertension artérielle contribue à 40 % au risque d’AVC).
  • Supprimez le tabac, qui triple le risque d’AVC.
  • Perdez du poids (l’obésité contribue à hauteur de 36 % à l’AVC).
  • Pratiquez une activité physique régulière (30 minutes par jour).
  • Équilibrez votre alimentation et réduisez le sel, qui augmente la tension artérielle.
  • Limitez l’alcool.
  • Suivez le traitement prescrit en cas d’affection cardiaque (la fibrillation atriale est le premier facteur de risque d’origine cardiaque).
  • Contrôlez votre diabète.
  • Réduisez l’exposition au stress.
  • Surveillez votre cholestérol.

Pour en savoir plus :
Société française neuro-vasculaire
Ministère des solidarités et de la santé
Ameli
Inserm

19 décembre 2018

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Secretariat_General


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